Autochtonie et/ou résistance : une identité régionale pour décoloniser les voi(es)x artistiques de Mā'ohi Nui-Polynésie française (1970 à nos jours) ?

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Orlando, Valerie
Chatti, Mounira

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Abstract

Cette thèse propose un état des lieux des littératures contemporaines écrites par les communautés colonisées de Mā'ohi Nui-Polynésie française de 1970 à aujourd’hui. À travers une analyse diachronique d'un large corpus d’artistes (Henri Hiro, Chantal Spitz, Flora Aurima Devatine, Jean-Marc Tera'ituatini Pambrun, Titaua Peu, Yiling Changues, etc.), trois moments se dessinent. On distingue d’abord l’émergence d’une idéologie et d’un renouveau culturel mā'ohi (1970-1980). L’expression d’autres identités — originellement autochtones (rurutu) ou allochtones (hakka) — qui contestent l’hégémonie de l’État-nation français se développe dans les années 1990-2000. Enfin, à partir de 2010, la littérature est le point de départ d’un laboratoire tant formel (multiplicité des médias, innovations artistiques) que thématique (critique de la colonisation, du système capitaliste) dans les littératures de l’extrême contemporain, nourries par le métissage en cours dans ces territoires connectés. Loin d’être quelques îlots éparpillés, ces littératures proposent, depuis plus d’un demi-siècle, des contre-narrations aux H/histoires officielles. Elles sont également pensées à travers le prisme d’une identité régionale Océanique (selon l’idée d’Epeli Hau'ofa), traduite dans des collaborations artistiques et intellectuelles inter-archipélagiques qui s’émancipent d’une tutelle occidentale et replacent l’Océanie au centre de la carte. Ce travail convoque les outils de l’analyse textuelle, les théories postcoloniales, ainsi que les épistémologies océaniennes décoloniales. Il propose également des ressources en ligne — dont une carte enrichie d’entretiens filmés avec quatre artistes de Tahiti (F. Aurima Devatine, M. Tehei'ura, R. Tepa et O. Marrec), de traductions de textes canoniques océaniens — qui présente quelques-unes de ces collaborations.

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